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  Autre sujet de la rubrique ARCHITECTURE
  Entre la technique et l’esthétique

Des liens réfléchis et réussis entre la technique et l’esthétique
 

 
La structure globale du château de Maulnes et le traitement de certaines parties spécifiques de celui-ci paraissent avoir été pensés en alliant la forme et la fonction, l’esthétique et la technique. Et le résultat semble réussi pour chaque dimension : des techniques ingénieuses sont trouvées et le bâtiment « fonctionne » ; la forme se révèle de proportion harmonieuse et d’un abord attractif.
Prenons quelques exemples significatifs (voir Les Cahiers de Maulnes, n° 5). La conception de tourelles parallèles aux côtés du château a permis de résoudre un problème récurrent du XVIe siècle : la jonction entre le corps principal et les pavillons, tout en assurant une certaine unité, une cohérence formelle de cette partie de l’édifice.
De leur côté, les cheminées du logis et leurs souches ont différentes fonctions : chauffer les pièces avec des différences de taille, de nombre (une ou deux) et de position spatiale ; évacuer les fumées ; supporter la terrasse centrale. Dans le même temps, les souches situées aux quatre coins de la terrasse marquent fortement le sommet du bâtiment et semble le tirer vers le haut avec ces « piliers dressés vers le ciel ».
L’édifice principal du château se caractérise par une forme globale pentagonale, par des salles rectangulaires et une composition différente des pièces à chaque étage. Ces choix ont dû être accompagnés de solutions en ce qui concerne les espaces résiduels (pièces rectangulaires dans une forme pentagonale) ainsi que pour le problème des descentes de charges, du fait de la non superposition des murs intérieurs.
Pour finir, citons le traitement des façades du logis : pour donner un aspect uniforme et lisse à des pierres de taille blanches d’appareil moyen, on a recouvert la partie haute d’un enduit blanchi et on a tracé dessus des traits imitant les joints afin de donner la même apparence que la partie basse en vraies pierres blanches.





Bruno Choc
     
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